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L’Ovoo et son rituel en Mongolie

La culture de l'Ovoo en Mongolie | Christelle Firework

Un Ovoo est un amoncellement de pierres et de branches d’arbre de forme vaguement conique avec un diamètre d’1,80 à 3 mètres.

Lorsque les voyageurs croisent sur leur route un Ovoo, ils doivent s’arrêter. La tradition souhaite qu’il fasse  3 fois le tour et qu’il rajoute une pierre dessus. En faisant cela, les personnes montrent leur respect à l’esprit. En rajoutant une pierre on reçoit « le cheval du vent » et la bonne chance pour le voyage en cours. Si quelqu’un n’a rien de significatif à offrir à l’Ovoo, des pierres ou des bouses peuvent être rajoutées. Dire : « plus de profit pour moi, un grand Ovoo pour toi ». Cette incantation est l’attribution de la bénédiction, de la bonne chance et de la croyance dans le pouvoir de l’Ovoo.

Les Ovoos sont également des sites où de nombreuses cérémonies se tiennent tout au long de l’année. Ces rites sont organisées par les familles vivant à proximité en l’honneur de l’esprit local , du Père (le Paradis) et de la mère (La Terre), ou d’autres esprits chamaniques. Les Ovoos ne représentent pas seulement l’esprit de la Montagne. Par leur forme « en pointe » , ils représentent aussi un lien de proximité entre la Terre et le Paradis. Cela ressemble aux sommets des Montagnes étant plus proche de « Tenger » le paradis mongol et donc un lieu de très forte spiritualité.

Les ovoos peuvent également être des répères sur la route pour les Mongols. Ils ont tous leurs caractéristiques propres et leurs raisons attirer la dévotion.

L'Ovoo et son rituel en Mongolie | Christelle Firework

 

Le lieu où l’Ovoo est conçu est très important

Les Mongols ont une manière particulière d’ériger un Ovoo. Ils choisissent d’abord un lieu approprié et beau. Ensuite ils creusent un trou dans le sol. Ils y placent un vase avec un épi de grain et des morceaux des neufs objets précieux avant de refermer le trou. Cette cérémonie symbolise le vœu des Mongols que leur population augmente pour devenir aussi abondante qu’un épi de blé. Ensuite, les pierres sont amoncelées tout autour d’un poteau maintenu avec un « khadag » (écharpe bleue rituelle») et des poils de la crinière et de la queue d’un cheval, et qui se trouve au centre du tas de pierres.